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Après une saison à voler sous différentes voiles qui n'avaient en commun que leurs prétentions, et d'être en général plutôt exigeantes pour le pilote, un petit vol avec la Ventus 24 m2 a fait comme un courant d'air frais dans la tête. Déjà, ça fait tout drôle quand ça arrive: le paquet minuscule tient dans la poche extérieure de mon sac de vol habituel! Toute une philosophie du parapente!
Ça fait encore plus drôle au décollage: sur place, un coup de poignet et voilà la voile au dessus de la tête, c'est un vrai tour de passe-passe. Avec les
réflexes acquis, on croit que la voile va dépasser le pilote, mais non, il ne faut pas faire l'erreur de freiner, elle retomberait, mais démarrer doucement, puis courir franchement: le décollage pédagogique idéal.
En l'air, on a une voile rapide, extrêmement sensible à la commande, et surtout, conformément au programme de son concepteur, avec une vraie plage de vitesse. Vitesse et taux de chute importants en bout de polaire, on est bien sous un parachute et pas une montgolfière, c'est une sensation rassurante en montagne. En revanche, le taux de chute mini est honorable (1,7 m/s ou moins) mais il faudrait pouvoir ralentir encore pour être performant en petites conditions.
L'atterro est rapide et exige un arrondi soigné, il y aura des chevilles chez les étourdis.
Il ne faut pas faire l'erreur d'acheter une Ventus pour voler sur les grands aérodromes dominicaux, St Hilaire, Salève... où on enragera d'être rarement au-dessus de la grappe. Mais la Ventus me semble une aile idéale pour le pilote non grégaire ou occasionnel. Le montagnard pour sa légèreté et sa sécurité au décollage, en vitesse et maniabilité. Ou le citadin qui goûtera des sensations grisantes avec cette voile pour un minimum de risques et de
servitudes.
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