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Le Bi Bedouet est-il le meilleur bi du marché
actuel? La question mérite d'être posée... Le problème est que la réponse
n'est pas unanime. En effet, il ne suffit pas de s'accrocher sous une aile et de
la déclarer excellente si la voile livrée au client n'est pas à la hauteur de
la voile d'essai. Or les "Bedouet" ont connu pas mal d'avatars.
Fabrication personnelle puis artisanat à la pièce pour les copains: le petit
cercle d'initiés qui a vu évoluer Serge Tuaz par exemple, l'élit sans hésitation
meilleur bi du monde et le bouche à oreille génère une demande pressante, il
faut alors passer au stade industriel. C'est l'épisode Trekking: "le Bedouet Trekking" connaît pour l'essentiel les qualités de vol de l'original: excellent taux de chute et basse vitesse, propriété appréciée au décollage et surtout à l’atterrissage - le revers de la médaille apparaît avec le vent ("un bi n'a pas vocation à sortir en conditions fortes..."). Mais il connaît de nombreuses vicissitudes au niveau du suspentage et se caractérise par une grande lourdeur au gonflage, ceci motive la rupture, et commence alors l'aventure Ventus. Celle-ci ne débute pas forcément dans l'euphorie: finition irrégulière, parfois inacceptable: triangles de suspentages cousus d'un seul passage et sans arrêt de couture et qui évidemment, se font... la paire, ou comportement facétieux de quelques-uns des premiers exemplaires. Andrèas Kuhn qui en est à son troisième Ventus, réfute tout cela: le taux de chute, il confirme, mais il y ajoute la facilité au décollage; la confiance dans la fabrication. il l'illustre en emmenant deux, voire trois passagers. |