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Frédéric Freulet
EXPEDITION ANDINA REAL
A l’occasion d’une
expédition de « paralpinisme » en Bolivie
(juillet/août 89) Frédéric Freulet, en
compagnie de quatre autres grimpeurs put participer à quelques «
premières » en alpinisme comme en
parapente....
Le Muyana Potosi (6100 m)
est assez facile
d'accès, situe à 60 km au nord de la capitale La Paz. Le camp de base est a 4600
m, il reste 1500 m
de dénivelé à tracer ; le portage du bi
Ventus se fait a tour de
rôle. Arrivée au sommet
a 6 h du mat' au lever du
soleil. Apres une heure
d'attente, la décision est
prise de décoller 50 m sous le sommet, dans
une pente assez raide. .
Fred
Freulet et Goran décollent de 1711ampa à
6500 m.
Premier contact avec l’air
bolivien : la descente est rapide et
l'aérologie plutôt violente, quelques difficultés à l'attérro du fait de
('altitude élevée (4800).
Après deux jours de repos,
l’équipe décide de
tenter des voies plus techniques au Pico Milluni
(5600 m) ; les uns montent
par une goulotte de
neige de 600 m (pas toujours évidente avec la
voile sur le dos et de la
neige jusqu'au ventre),
deux autres font en solo une
ascension en mixte ; finalement, rencontre
sur une arête très aérienne après plus de 5
h de montée. Au sommet, il faut
installer la voile sur les quelques mètres carres disponibles au bord du
vide. Le décollage s'avère pointu : vent nul ou arrière, avec environ 20 m de
course d'élan. Mais tout se passe bien et
Frédéric et son passager Philippe se retrouvent quelques minutes plus
tard au camp de base, plutôt contents
d'échapper a la longue descente a pied.
Le plus beau vol sera sans
doute celui
de l'Illampa (encore une première), majestueux sommet
de la cordillère Real culminant a 6500 m.
Après 6 fours d'ascension, le sommet est atteint. Jonction avec Pierre-Alain et François qui ont réalise en solo deux
premières de 1000 m. Frédéric prépare son collage sur une pente assez
raide, mais avec une léger brise de face, juste ce qu'il faut pour tenir
le bi-Ventus sur la tête et vérifier qu'il n'y a pas de clef. Frédéric s'envole
avec Goran, un jeune alpiniste
suédois. Le vol est splendide, avec
une vue exceptionnelle sur le lac Titicaca, l'atterrissage est l'imite :
juste au-dessus du brouillard qui s'installe
toujours vers 5500 m en fin de soirée, il se termine par une
belle glissade sur le glacier.
Goran, les larmes aux yeux
déclare que c'est le
plus beau jour de sa vie !
Après plusieurs vols
étalés sur plus d'un mois
dans les Andes de Bolivie,
on commence a avoir une idée générale de
l'aérologie locale : les
conditions sont assez similaires
a celles que nous connaissons dans les
Alpes, malgré ('altitude.
Mais les échanges de masses d'air sont plus
violentes. Et méfiance pour les attérros :
dans cet air, on perd de (l'altitude sans s'en apercevoir. En tous cas la Bolivie
présente un superbe potentiel de vols du
fait de son climat sec l'hiver (juillet-août)
avec peu de vent a toute altitude. Sur un site bien choisi et
bien oriente au vent, on est presque sur de
pouvoir, voler, sans oublier une luminosité splendide et des paysages
grandioses !
L Paupert PPM avril 1990
 
Désolé pour la qualité des images capturées sur un film, je vais
essayer de me procurer les documents originaux . |